- Un cri de défi avec le dernier souffle, pour cracher dans l'œil de l'Aveugleur au Dernier Jour -


De haute taille et les cheveux clairs, ces hommes et femmes sont d'habiles traqueurs et de farouches guerriers. Considérés parmi les plus mortels combattants du continent, si non du monde, ils se voilent la face avant de tuer. Ils ont acquis la réputation méritée de défendre leur territoire contre n'importe quels étrangers. Ils appellent le désert la "Terre Triple", un endroit fait de pierre pour les construire, une terre d'épreuve afin qu'ils puissent prouver leur valeur et enfin, une punition pour leur péché (bien que cette faute soit apparemment inconnue). Seuls quelques personnes sont autorisées à pénétrer dans le désert: les colporteurs, les ménestrels et les Tuatha'an. Il fut un temps où les marchands du Caihrien étaient les bienvenus, mais ceci pris fin le jour où Laman détruisit l'Avendoraldera. N'importe qui d'autre est considéré comme un ennemi.
Les Aiels n'ont pas toujours été des guerriers. De récentes études historiques révèlent que non seulement ils n'ont développé leurs tendances guerrières qu'après la Destruction du Monde, mais qu'en plus ils sont liés aux Tuatha'an, le peuple voyageur qu'ils évitent mais jamais ne blesseront.

Le code vestimentaire parmi les Aiels a très peu changé depuis l’Ère des Légendes et l'époque des Aiels Daish'an. Le cadin'sor, porté à la fois par les hommes et les femmes est une adaptation de l'ancienne tenue de travail des Daish'an. Ce mot est la traduction approximative de "Tenue de travail" dans l'Ancienne Langue. Les vestes sont classiques et les pantalons colorés en gris ou en marron afin de se confondre avec la roche, le sable ou l'ombre. Les Aiels ont ajoutés à cela des bottes montantes souples lacées jusqu'au dessus du genou, pratique pour le désert, ainsi qu'une shoufa, un foulard habituellement de la même couleur que le sable ou la roche, qui est enroulé autour de la tête et du cou. Cette shoufa dispose d'un voile noir que les aiels utilisent pour se masquer le visage lorsqu'ils se préparent à tuer. La seule différence entre la tenue des guerriers et celle des aiels normaux est qu'un guerrier porte sur lui un long poignard. La coupe du cadin'sor est différentes pour chaque clan et varie légèrement selon l'enclos, bien que ces différences soient perceptibles pour n'importe quel Aiel, elles peuvent être difficiles à distinguer pour un étranger.
Tous les hommes Aiels et les Vierges de la Lance portent leurs cheveux courts à l'exception d'une queue sur la nuque. Les femmes qui ne sont pas des Vierges de la Lance ont les cheveux au niveau des épaules ou plus long elles les nattent ou les attachent rarement. Elles les mettent fréquemment en arrière avec l'aide d'un foulard. Leurs longs châles et chemises sont dans des couleurs ternes de désert. Elles se parent de nombreux bracelets, colliers, souvent en ivoire sculpté ou en métaux précieux. Les femmes de hauts rangs sont susceptibles d'exposer une abondance de bijoux de grandes valeurs. Les Vierges possèdent généralement quelques bijoux mais ne les portent qu'occasionnellement pour des événements particuliers. Les hommes ne portent pas du tout de bijoux, à l'exception peut être de la marque des chefs imprimée sur leur peau à Rhuidean qui a l'allure du métal et ressemble à un étrange bracelet.

Le Désert

A l'est du Mont Dragon et à l'ouest de la faille et des abîmes de Shara se situe le Désert Aiel. Appelé Djevik K'Shar "la terre où l'on meurt" dans la langue trolloc. c'est une terre sauvage, accidentée et sans eau qui semble inhabitable. Le désert est pourtant la demeure des Aiels, peuple aussi fier et hardi que leur environnement est tourmenté.

L'Histoire des Aiels

Durant l'ère des Légendes, un peuple pacifique connu sous le nom de Aiel Da'Shain avait juré de servir les Aes Sedai et de suivre un code de non-violence connu sous le nom de "la Voie de la Feuille". Selon ce code, toutes les épreuves doivent être acceptées et endurées. Il n'y a aucune excuse pour la violence. A cette époque le pacte et le code étaient connus de tous et ils étaient honorés pour ça. Leurs services étaient hautement appréciés et leurs chants étaient un trésor pour ceux qui les entendaient. Même lorsque la guerre survint, et après elle la Destruction du Monde, jamais ils ne voulurent trahir leur code en prenant les armes. Il ne s'agissait en aucun cas d'un manque de courage, au contraire on raconte que les Da'shain se tenaient face au danger jusqu'à la mort, sans lever la main, afin de laisser du temps pour que d'autres puissent s'enfuir et survivre.

Quand la Destruction commença, les Aes Sedai ont apparemment réalisé que les Dai'shan allaient être massacrés inutilement s'ils restaient dans leurs villes. Une prophétie disait que les Aiels pourraient éventuellement fournir des hommes capable se dresser contre le Ténébreux. Les Aes Sedai savaient que les Dai'shan étaient trop fiers pour quitter leurs villes de leur propre initiative, afin de se protéger. Elles imaginèrent donc une tache digne d'eux à leur confier. Elles leurs confièrent de précieux angréal et ter'angréal avec pour mission de les mettre en sécurité. Il était important de mettre ses objets hors de porté des hommes devenu fou. Les Dai'shan n'ont jamais su que cette tache avait également pour but de les mettre hors de danger car les Aes Sedai savaient qu'elles ne pourraient plus les protéger très longtemps.

La Première Division

Avant la Destruction, il était impensable que quelqu'un puisse lever la main sur un Aiels Da'shain. Tout le monde savait qu'ils avaient juré de respecter le pacte et qu'ils suivaient la Voie de la Feuille. Mais leur pacifisme n'a pas été respecté bien longtemps dans la confusion née de la Destruction. Aux fils des années, quelques Da'shain ont décide de quitter leur groupe pensant que la garde des reliques des Aes Sedai était une mission sans espoir. Ils décidèrent de partir à la recherche de l'Ancien Chant, peut être dans l'espoir de retrouver les bons souvenirs d'autrefois quand la "Voie de la Feuille" était tout et quand la vie n'était pas aussi dure. Ils renoncèrent à leur voeux de servir pour se consacrer à leur propre avenir, ils furent alors considérés comme "perdus" par les autres Aiels. Ce groupe donna naissance à la communauté des Tuatha'an, qui à ce jour se consacre à la "Voix de la Feuille" et à la recherche de l'Ancien Chant.

La Seconde Division

Les Aiels qui décidèrent de rester continuèrent à suivre le Pacte et à protéger les reliques, mais ils ne pouvaient protéger leurs propres familles contre les hordes sans foi ni loi qui rodaient dans ce monde brisé. Les enfants étaient kidnappés, les femmes violées et les hommes tués. Ils ne pouvaient se défendre ou venger les leurs sans trahir le code. Au bout d'un certain temps quelques jeunes gens trouvèrent la situation intolérable, face à de telles pertes il leur était devenu impossible de continuer à suivre la Voie de la feuille. Un par un, ils décidèrent de répondre aux attaques. Jusqu'à ce que pour la première fois quelqu'un meurt de la main d'un Aiel, celui-ci fut rejeté comme tous ceux qui après lui se mirent à trahir la Voie de la Feuille. Quand ces jeunes gens voulaient retourner chez leurs familles, ils étaient courant d'entendre " caches ton visage … J'ai eu un fils il y a longtemps, avec un visage comme le tien. Je ne souhaite pas le voir sur un étranger ". C'est pourquoi aujourd'hui les Aiels se voilent le visage avant de tuer.

Aucun de ces jeunes gens rejetés n'était disposé à abandonner définitivement les chariots ; au lieu de ça, ils suivirent leurs sillages. Ils se considèrent toujours comme Aiels et ont gardé ce nom, refusant d'accepter l'idée que le fait de vouloir défendre leurs familles pourrait complètement éradiquer leur héritage. Ils vivaient dans des tentes et se nourrissaient de ce que leur procurait la terre, apportant protection à ceux qui ne pouvaient se défendre eux-mêmes, malgré l'obstination de ces derniers à ne pas reconnaître leur existence.

Les femmes Aielles

Les femmes Aielle ont beaucoup de pouvoir et participe à la vie du clan autant pour élever les enfants que pour les défendre. Seule une femme peut demander un homme en mariage. De son côté, l'homme ne peut pas poser la question, mais il peut, par le biais de cadeau par exemple, exprimer son intérêt.

Les mariages aiels ne sont pas tous monogames. Il est parfaitement acceptable pour un homme d'être marié à deux femmes, bien que tous doivent être d'accord. Les femmes sont généralement des Presque-Sœurs ou des Première-Sœurs, qui deviennent alors Sœur-Épouses. Une fois unies, elles sont considérées mariées l'une à l'autre autant qu'à l'homme. Il n'y a cependant aucun écho de femmes mariées à deux hommes.

Les guerrières

Les guerriers formaient un groupe assez important avant que la première femme ne les rejoigne. Elle se nommait Morin et elle était la mère d'une petite fille qui avait été kidnappée. Elle est venue chez les guerriers pour demander leur aider, mais a exigé de se joindre à eux pour porter secours à son enfant, entièrement consciente du fait que cela signifierait un bannissement permanent des chariots et de sa famille. Niant que beaucoup soient venues aider les combattants jusque là, aucune femme Aielle n'avait jamais participer à un combat. La légende raconte qu'une lance a été raccourcie pour lui convenir, devenant ainsi la première des maintenant célèbres lances courtes utilisées aussi bien par les hommes et que par les femmes.

On dit qu'elle jura de laisser son ancienne vie et son époux derrière elle, dorénavant elle était seulement mariée à sa lance. Elle a prouvé ces aptitudes dans la bataille et est devenue la première Vierge de la Lance. Aujourd'hui encore, aucune Vierge ne peut se marier et rester dans sa société, ni se battre en étant enceinte. Visiblement, les relations non maritales sont plutôt courantes. N'importe quel enfant né d'une Vierge est donné à une famille afin qu'il soit élevé, sans connaître l'identité de sa mère et vice-versa. La règle récitée lorsqu'une jeune femme devient une Vierge de la Lance est : "Tu ne peux appartenir à aucun homme, et aucun homme ne peux t'appartenir, ni aucun enfant. La lance est ton amant, ton enfant et ta vie ". Il est intéressant de noter qu'aucun hommes n'a de restrictions aussi drastiques que celles que Morin a aidé à créer.

Morin eu la prémonition qu'elle devrait porter l'enfant du chef de clan Jeordam, ce qu'elle fit et de ce fait commença le processus qui a permis aux Aiels vivant dans les tentes de mettre en place une culture se suffisant à elle même. Les Aiel Da'Shain qui avaient continué à suivre leur code de nom violence commencèrent à être surnommé les "Aiel Jenn" - un terme signifiant "Seul vrai Aiel" tandis que les guerriers étaient simplement nommés "Aiels". Ils abandonnèrent le préfixe "Da'shain", et il tomba dans l'oublie durant les générations qui suivirent. Bien sur, les habitants des chariots ont toujours prétendu que leurs protecteurs n'existaient pas. S'ils avaient un nom pour tous ces parias, il était inconnu.

Les Clans et les Sociétés

Les guerriers Aiels occupèrent une grande partie du Désert. Ils formèrent douze clans quasiment aussi grands que des nations, et comme beaucoup de nations, ils faisaient la guerre. Ils s'affrontaient entre eux et contre quiconque osait entrer dans le Désert sans y être invité. Quelques étrangers, appelées " les gens des terres humides " par les Aiels tentèrent la traversée attirés par la soif des soies et des ivoires se trouvant en Shara de l'autre coté de ces terres arides. Les quelques survivants rapportent des histoires de guerriers aux cheveux clairs, vicieux et voilés, surgissant de nul part pour tuer les transgresseurs sans montrer la moindre pitié. Même Arthur Aile-de-Faucon fut incapable de dominer ce peuple fier ; leur férocité et leurs techniques de combats peu orthodoxes furent suffisantes pour leur permettre d'égaler ses armées les mieux entraînées.
Forgés au fil du temps par une terre dure et sans pitié, les Aiels méritent la majeur partie de leur terrifiante réputation. Ils voilent leur visage avant de tuer et sont aussi dangereux avec que sans armes. Les restes de l'amour que leurs ancêtres portaient à la musique et a la danse se retrouve dans les bataille lorsque les cornemuses des clans entonnent leurs mélodies guerrières. Pour eux, le combat devient "la danse de la lance" dans laquelle chaque pas est mortel. Aujourd'hui encore, aucun Aiel ne souhaite toucher une épée, même si cela doit lui coûter la vie, ni monter à cheval à moins d'y être forcé.

Les douze clans

  1. Chareen
  2. Codarra
  3. Daryne
  4. Goshien
  5. Miagoma
  1. Nakai
  2. Reyn
  3. Shaarad
  4. Shaido
  1. Shiande
  2. Taardad
  3. Tomanelle
  4. (Jenn)

Les Aiels Jeen sont considérés comme faisant partie de la treizième société Aielle.

De plus, les guerriers eux-mêmes sont divisés en 12 sociétés différentes.

  1. Boucliers rouges (Aethan Dor)
  2. Chercheurs d'eau (Duadhe Mahdi'in)
  3. Chiens de pierre (Shae'en M'taal)
  4. Coureurs de l'Aube (Rahien Sorei)
  5. Danseurs de Montagne (Hama N'dore)
  6. Frères de l'aigle (Far Aldazar Din)
  1. Lances de la nuit (Cor Darei)
  2. Mains couteau (Sovin Nai)
  3. Marcheurs du tonnerre (Sha'mad Conde)
  4. Vierges de la lance (Far Dareis Mai)
  5. Vrais Sangs (Tain Shar)
  6. Yeux noirs (Seia Doon)

Chaque société à sa propre culture et ses taches spécifiques. Par exemple, les Boucliers Rouges sont une sorte de police alors que les Chiens de Pierres servent souvent d'arrière-garde durant les retraites, tandis que les Vierges de la Lance sont généralement des éclaireurs. Combats et batailles entre clans sont devenus courants, depuis la formation du 1er clan aiel, mais les membres d'une même société ne peuvent s'affronter, même lorsque leurs clans le font. Grâce à cela, il y a toujours des liens entre les clans, même pendant les guerres.

Les Chefs de Clans

Un Chef de Clan dirige plusieurs enclos d'un même clan. A l'instar des nobles des Terres Humides, tout le monde peut s'adresser à un Chef de Clan et bien qu'il y ait quelques formules d'usage et formalités, ils ne sont pas vénérés ou adulés comme un roi. Le Chef de Clan doit lui aussi faire ces preuves à Rhuidean en traversant la foret de colonnes, après que quatre Sagettes aient donné leur permission. Soit les hommes ressortent de Rhuidean avec un Dragon tatoué autour de l'avant bras gauche - soit ne ressortent carrément pas. Ne ressortent de Rhuidean qu'un homme sur trois. Un jour peut-être, un homme sortira de Rhuidean à l'aube avec deux dragons, un sur chaque avant-bras : le Car'a'carn, le Chef des Chefs, Celui Qui Vient Avec l'Aube.

Les Sagettes

Comme dans la plupart des cultures du monde, les aielles peuvent canaliser ou apprendre à canaliser. Les femmes avec l'étincelle sont toutes repérées par les sagettes et entraînées pour devenir sagette à leur tour. Toutes les canalisatrices sont des sagettes mais toutes les sagettes ne peuvent canaliser. Les sagettes sont entraînées à guérir, manipuler les herbes et autres simples, un peu comme une sagesse. Elles ont une grande autorité et beaucoup d'influence dans les enclos et sur les chefs de clan, elles ont de nombreuses responsabilités. Elles restent hors de toutes altercations et batailles et, selon le code, ne peuvent être blessées ou maltraitées. Une sagette prenant part à une bataille commettrait une importante violation des coutumes et des traditions. Ceci c'est produits lors des événements récents Récemment, les conséquences de ces actes restent encore à venir.
Ni l'age, ni la force dans la Pouvoir donne droit un meilleur traitement ou à plus d'autorité. Seule la force de caractère permet de prendre le dessus sur une autre Sagette. Ainsi Amys, Rêveuses douée et puissante Canalisatrice, obéit à Soriléa qui peut à peine canaliser mais n'hésite pas contester ces dires alors qu'elle est bien plus jeune.

Selon la coutume, ces femmes évitent tout contact avec les Aes Sedai, probablement pour protéger leurs canalisatrices. Quelques sagettes sont aussi des Rêveuses, capable de pénétrer dans le monde des Rêves, le Tel'aran'Rhiod, et de communiquer grâce à dans leurs songes.
Lorsqu'un homme découvre qu'il est capable de canaliser, il quitte son clan pour aller défier le Ténébreux sur les pentes du Shayol Ghul où il meurt.

Les Maîtresses des Toits

Chaque enclos à sa propre cité et dans chacune d'elle une Maîtresse des Toits qui a le droit d'accueillir ou de refuser l'accès à son toit, ainsi que l'accès à l'ombre et à l'eau, même à son propre mari. Tout comme seul un homme peut être Chef de Clan, seule une femme peut devenir Maîtresse des Toits.

Honneur et Obligation

Ji'e'Toh

Les Aiels ont remplacé la "Voix de la Feuille" par un code complexe, le "Ji'e'Toh", basé sur l'honneur et l'obligation. A travers ce code plusieurs chemins conduisent à l'honneur, et chacun son prix, chaque facette de la vie à son propre chemin. Par exemple, dans une bataille le plus petit honneur est de gagner un combat en tuant son adversaire, car tuer est à la porté de tout le monde. Le plus grand honneur est de toucher un ennemi vivant et armé sans le blesser. Prendre un ennemi et le faire gai'shain se situe quelque part entre ces deux extrémités. Tous doivent suivre le code et trouver le chemin de l'honneur et cet honneur est ce qui la plus de valeur dans la société aielle. La honte a aussi plusieurs niveaux selon ce code, elle est généralement considérée comme pire que la souffrance, une blessure ou même la mort. L'aspect du code supérieur à tous les autres est le Toh ou obligation : n'importe quelle obligation même la plus petite, la plus insignifiante, doit être entièrement rempli. Le Toh est tellement important qu'un Aiel acceptera même la honte, si nécessaire, pour remplir une obligation pouvant paraître mineur pour quelqu'un de non initier au code.

Gaish'an

Le nom de gaish'an signifie "voué à la paix dans la bataille" dans l'ancienne langue. C'est utilisé pour désigner les Aiels faits prisonniers par d'autres Aiels durant une bataille ou une attaque. Ces prisonniers sont obligés par le "Ji'e'Toh" de servir leurs ravisseurs pendant un an et un jour, ils ne doivent pas toucher d'armes et rester non-violent pendant ce laps de temps. Ils doivent accomplir leur service humblement sans se plaindre ou penser à s'échapper. Ils portent une robe blanche qui les distingue clairement des autres Aiels. Même s'ils retournent dans leur peuple, le service doit être achevé. Il est probable que les gaish'an soient un héritage des services d'obédience et de non-violence que les Da'shain avaient offert aux Aes Sedai il y a longtemps. Toujours selon le code, les sagettes, les forgerons, les enfants de moins de 10 ans et les femmes ayant un enfant de moins de 10 ans ne peuvent être fait gaish'an.

Les coutumes

Il y a existe des aspects de leur croyance originelle que les guerriers ne purent abandonner. Ils ne peuvent utiliser d'épée, puisqu'une épée n'est utile que pour tuer des êtres humains. Toutes leurs armes, lances, couteaux et arcs peuvent être utilisés pour la chasse, la construction ou l'élevage aussi bien que pour se défendre.
De cette manière, ils peuvent toujours prétendre suivre en partie leur code et ainsi être appelé Aiels. Avec le temps, le nombre des Aiels augmenta et celui des Aiels Jenn commença à diminuer. Les guerriers commencèrent à développer leurs propres cultures, avec de moins en moins de similitudes avec le peuple des wagons. Leur nombre devint plus important en raison des naissances et le besoin de recruter parmi les Aiel Jenn se fit de moins en moins sentir, d'autant plus que la protection que les guerriers avaient offert aux Jenn toutes ces années avait aussi réduit le besoin de ces derniers de s'aventurer sur le chemin de la guerre. La natalité a chuté chez les Aiels Jenn, tandis que la mortalité augmentait à cause de la difficulté du voyage, les Jenn étant moins résistants que les Aiels vivant dans les tentes qui étaient devenus très robustes. Les quelques Aes Sedai que les Jenn rencontrèrent le long de leur parcours ont certainement aidé à réduire leurs pertes, sans parvenir à inverser le processus. Ces anciennes Aes Sedai ne s'écartaient pas des wagons et évitaient tout contact avec les guerriers Aiels, probablement aussi effrayées que les Jenn par ce qu'était devenu ces parias. Rescapées de la Dévastation, elles étaient sûres que les Jenn, étaient les plus proches de la pensées et de la culture des anciens Aiels Dai'shan et étaient ainsi la clef de leur prophétie.

Le Présent de l'Eau

Nous ignorons combien de temps dura le voyages des nomades Aiels, mais ils est sur que leur errance les a conduit jusqu'à l'Échine du Monde à travers ce qui est aujourd'hui le Cairhien. C'est là qu'ils découvrirent que certaines personnes non Aielles étaient capables de générosité, une chose tellement inhabituelle pour eux que cela devint une partie de leur folklore. L'histoire raconte qu'un jour, le chef d'une petite ville accorda le droits aux Aiels de prendre toute l'eau qui leur était nécessaire s'ils creusaient eux-mêmes les puits. Rétrospectivement il s'agissait simplement de bon sens, puisque ces puits pouvaient servir à la population locale une fois que les voyageurs eurent repris leur route. Pour le Aiels, s'étaient la première fois mémoire qu'ils n'avaient pas à se battre pour obtenir ce dont ils avaient besoin. Une centaines d'années plus tard le souvenir de cet acte conduisit les Aiels à faire don de l'Avendoraldera, une bouture de l'un des arbres chora survivants, aux cairhieniens, qui étaient les descendants de ceux qui les avaient aider. les Aiels, guidés pas les Aes Sedai, traversèrent l'Échine du Monde par une des passes menant vers l'est dans les terres désolées qui se trouvent au delà. Peut être que était-ce la manière des Aes Sedai de protéger les Aiels Jenn de la contamination des autres cultures afin que la prophétie racontée durant le Dévastation puisse se réaliser. Les gens des tentes suivirent, pour continuer à protéger les Jenn mais aussi par habitude et tradition. Juste après être entrée dans le désert, les habitants des tentes commencèrent à se diviser en clans et enclos, alors que les Jenn continuèrent apparemment à maintenir leur structure sociale.

Rhuidean

A l'intérieur du Désert, au sein d'une vallée encastrée dans une montagne anciennement appelée Chaendaer, les wagons s'arrêtèrent finalement, et les Aiels Jenn, aidés par les Aes Sedai, commencèrent à construire une ville. Ils l'appelèrent Rhuidean. L'architecture était probablement inspirée des anciennes cités d'avant la Destruction, avec de grands bâtiments de verres brillants aux couleurs multiples touchant le ciel, des statues exquises et de larges avenues. Le dernier des arbres chora, appelé Avendesora par les habitants des terres humides, fut planté sur la place centrale.
Hors de la cité, les gens des tentes se dispersent partout et firent de ces terres les leurs. Leur nombre grandit suffisamment pour que les groupes commencent à se disputer entre eux jusqu'à que les vestiges de leur unité originel soient perdus. Ils oublièrent qu'ils avaient suivi la Voie de la Feuille, ils oublièrent qu'ils étaient liés aux Jenn ; Ils oublièrent tout de leur héritage sauf la conquête de leur nouvelle terre et les guerres qui les opposaient.
Pendant de temps, à l'intérieur de la grande cité inachevée de Rhuidean, les Jenn mourraient et ce malgré les efforts des Aes Sedai pour préserver leur prophétie. Les Aes Sedai réalisèrent qu'elles avaient fait une erreur. Si un enfant devait naître d'un Aiel pour combattre le Ténébreux, il ne pourrait pas naître des Jenn. Les Aes Sedai n'avaient pas fait de lien avec les guerriers Aiels nomades. Afin de sauver la prophétie, et éventuellement d'en garder le contrôle, elles durent trouver un moyen détourné de partager la vérité avec les guerriers, de manière à ne pas les détruire.

Le Don de Rhuidean

Les Aes Sedai contactèrent les sagettes Aielles à travers les rêves, envoyant des messages comme quoi tous les chefs devaient se rendre à Rhuidean ou subir la dissolution totale de leur clan. Celui qui venait pouvait avoir la chance d'unifier les Aiels, mais ceux qui refusaient pouvaient voir leur peuple s'évanouir au fil du temps. Pour ceux qui venaient, une trêve permanente était déclarée - la paix de Rhuidean - qui ne peut être violée. Tous combats étaient interdits à proximité de Chaendaer. A l'intérieur du cœur de Rhuidean, les Aes Sedai préparèrent un grand ter'angreal contenant en son sein toute l'Histoire des Aiels. Chaque chef de clan devait entrer dans la cité et faire face aux terribles Colonnes de Verre et à la vérité sur leur passé. Ceux qui revenaient, seulement un sur trois, avaient prouvé leur force et leur volonté affronter, ils avaient acquis la connaissance des prophéties qui peuvent être accomplies à travers eux. Ceux qui échouèrent ne revinrent jamais. C'est de cette façon que les Aes Sedai ont été capable de préserver l'histoire Aiel de manière à ce que la prophétie puisse un jour s'accomplir. C'est depuis ces temps là que tous les prétendants chefs de clan doivent entrer dans Rhuidean et passer à travers le ter'angreal avant d'être accepté comme chef. Les hommes peuvent entrer seulement une fois dans Rhuidean.

Les femmes souhaitant devenir sagettes doivent aussi se rendre à Rhuidean, mais elles ne passent à travers les colonnes qu'à leur seconde visite. La première fois elles doivent pénétrer dans un ter'angreal constitué de trois arches (ressemblant à celui utilisé par les Aes sedai pour le test d'acceptée) et qui leur montre les différentes voies qu'elles auraient pu ou pourront poursuivre. Cela fait 300 ans que les chefs de clan et les sagettes gardent le secret sur l'histoire des Aiels, guidant leur peuple dans cette perspective tout en les protégeant de cette vérité.
Finalement, le dernier des Jenn mourut et ainsi que les Aes Sedai mais ces dernières placèrent des protections pour sauvegarder Rhuidean des étrangers et la préserver préserver pour les Aiels. Les gens des terres humides ne connaissent pas son existence, la peine pour avoir pénétrer dans la vallée de Rhuidean pour un non-Aiel est la mort. Même parmi les Aiels, seuls les chefs et les sagettes ont vu l'intérieur de la cité. Ceci jusqu'au évènement récent qui ont conduit à la reconstruction de la ville.

Rand a fait disparaître les brumes qui masquaient Rhuidean et a ainsi révélé cette ancienne cité au monde. La ville profite aujourd'hui d'un lac nouvellement alimenté grâce à un océan d'eaux fraîches souterrain. Ce lac est la seule rivière connue du Désert qui apporte de l'eau à un pays qui n'a connu que sécheresse depuis les temps de la Destruction. De ce fait, les Aiels habitent désormais cette ville que les Jenn n'ont pu achever. Rand cependant, révéla plus que la position de Rhuidean. Il dévoila aussi les secrets de l'histoire des Aiels à tous ces derniers, quelque chose que les Aes Sedai s'étaient bien gardées de faire. Les croyances selon lesquelles les Aiels ont par le passé échoué dans la mission confiée par les Aes Sedai, a longtemps été une partie de l'histoire Aielle, ainsi que la croyance qu'un second échec finirait par les détruire, mais de savoir que leur mode de vie tout entier était basé sur cette trahison et apprendre qu'ils ont les même origines que les Tuatha'an fut pour beaucoup, plus qu'ils ne pouvaient entendre et accepter. Certains commencèrent à souffrir du "Bleakness", un mal être qui les poussa à abandonner leur vie de guerrier, à nier la vérité ou à refuser de suivre l'homme que beaucoup pensaient être le Car'a'carn, le chef des chefs.

Culture

Les Aiels commencent à apprendre les règles de survie et le maniement de la lance très jeune grâce à des jeux destinés à développer leur habilité, leur rapidité et leur précision. Ils apprennent aussi les complexités du Ji'e'Toh, la politique aussi bien que l'arithmétique et la lecture.

Alors que les Aiels semblent vivre comme des barbares, ils accordent une grande valeur aux livres et la littérature et sont souvent très bien instruits. Chaque colporteur transportant des livres est sur d'être très bien accueilli parmi eux.

Ils ne sont pas restés longtemps nomades, les Aiels ont creusés des places fortes dans les falaises, collines et canyons du désert. Dans la plupart des cités, les habitations sont en argile et en briques à la surface, avec des toits plats pour faire pousser des plantations, mais souvent, elles sont enfoncées dans la roche pour former des pièces plus spacieuses et confortables, bien isolées de la chaleur. Les pièces sont couvertes de tapis, décorées avec des tapisseries, et meublés avec de confortables nattes, coussins, étagères et tables, mais aucune chaise. Seul le chef possède une chaise. Alors que leurs vêtements sont ternes, leurs maisons sont habituellement colorées. De fines statues, des porcelaines et une grande variété de livres s’alignent dans de nombreuses niches, les rendant aussi élégantes de l'intérieur qu'elles semblent austères de l'extérieur. La tradition aielle de piller le cinquième des biens a permis à beaucoup d'entre eux d'acquérir des objets rares, en particulier durant la guerre aielle, quand ils traversèrent le Rempart du Dragon. Leurs échanges avec la Shara leurs ont apportés la soie et l'ivoire. Avec un environnement si plaisant, dans un pays si rude, les Aiels redeviennent nomades uniquement lorsqu'ils doivent conduire les troupeaux vers des terres plus vertes ou lorsqu'ils vont au combat.A l'intérieur de chacune de ces places fortes, une grande variété de plantes poussent sur les rebords des terrasses ou sur le toit des maisons. Elles demandent un arrosage fréquent sous le dur climat du désert. Cette corvée journalière est la plupart du temps confiée aux enfants ou aux gaish'an. Ces cultures précieuses produisent fruits et légumes pour une alimentation variées.

Le tissage et la confection de bijoux représentent les principaux métiers, avec le travail du métal. Les Aiels extraient leur propre or et argent, ainsi que quelques autres minerais précieux. Ils extraient aussi des rubis, saphir, pierres de lune et pierres de feu, bien qu'ils ne les taillent pas en facettes. Le travail du métal est grandement respecté par les Aiels. Les forgerons ne peuvent être fait gaish'an, car un an et un jour d'inactivité pourrait leurs faire perdre l'habilité à travailler le fer. Les textiles, laine et algode en général, sont tissés dans de nombreuses fabriques. La laine provient des moutons et des chèvres et l'algode de plants intensément irrigués. Il y a très peu de bois utilisable dans le désert donc il n'y a pas de bucheron. Les quelques objets en bois apportés dans le désert sont très prisés.

Les Relations

Les relations entre Aiels sont à la fois simples et complexes. Il y a un terme spécifique pour chaque lien de sang et de mariage. Premier-Frère et Première-Sœur sont ceux qui ont la même mère, mais pas forcement le même père (parmi les Aiels, avoir la même mère représente un lien plus proche que d'avoir le même père). Un Deuxième-Frère ou une Deuxième-Sœur est l'enfant de l'un des Premier-Frères ou Sœurs. Sœur-Mères ou Sœur-Pères sont les Premier-Frères ou Sœurs de l'une des Mères. Un grand-père ou grand-mère est le père ou la mère sa propre mère, alors que les grands-parents du coté du père sont appelés Deuxième-Grand-Père ou Deuxième-Grand-Mère. Certains termes concernent des relations non liées par le sang. Les amis qui sont aussi proches qu'un Premier-Frère ou qu'une Première-Sœur sont appelés Presque-Sœur ou Presque-Frère. Des Presque-Sœurs se considèrent souvent comme des Première-Sœurs ; ce que des Presque-Frères ne font jamais.

Références

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